Étude de cas

Un forage de 65 m pour 1,5 ha
de maraîchage en Haute-Saône

Une exploitation maraîchère doit irriguer 1,5 hectare depuis un forage, avec une cuve de stockage et un groupe électrogène en appoint. L'étude examine la saison d'irrigation, le débit disponible, l'implantation du champ sur une toiture peu inclinée et la couverture apportée par la réserve.

Haute-Saône, France Forage 65 m · pompe à 55 m Débit du forage : 5 m³/h Part solaire : 28 m³/jour Saison : avril à octobre Appoint groupe électrogène
Le projet

Le besoin, tel que le client l'exprime

Maraîchage et petit verger sur 1,5 ha, sol très filtrant, jusqu'à 30 mm d'eau par semaine en été. L'irrigation se fait par blocs de parcelles, avec un stockage intermédiaire : l'eau du forage remplit une cuve, la distribution se fait ensuite séparément.

65 mprofondeur du forage, pompe posée vers 55 m
5 m³/hdébit disponible du forage, donnée limitante pour le choix de la pompe
20 m³cuve provisoire, 80 à 100 m³ prévus à terme
40 à 50 m³/jobjectif total en été, groupe électrogène en complément du solaire

Contrainte supplémentaire : le champ photovoltaïque sera posé sur la toiture bac acier d'un hangar agricole, orientée sud, inclinée d'environ 10°. Le client demande un dimensionnement qui tienne compte de cette pente, et qui évite le surdimensionnement.

Étape 1

Les données d'entrée dans LE LAB

Quelques minutes de saisie. La ville de référence d'ensoleillement est Dijon, à une soixantaine de kilomètres du site. Le besoin saisi est la part solaire visée, 28 m³/jour, et la saisonnalité est déclarée : le pompage sert d'avril à octobre, l'étude se cale sur cette fenêtre. Le groupe électrogène complètera vers l'objectif total. La profondeur demandée est le niveau de l'eau pendant le pompage, mesuré à 48 m lors de l'essai de puits ; la pompe, elle, reste posée plus bas. La hauteur totale est calculée automatiquement : 58 m avec le refoulement vers la cuve et les pertes de charge de la canalisation.

Récapitulatif de l'étude dans LE LAB : Dijon, 28 m³ par jour, période de pompage d'avril à octobre, profondeur de l'eau en pompage 48 m, refoulement 3 m, 30 m de canalisation, HMT calculée 58 m, appoint électrique oui, réserve d'eau 20 m³

Le récapitulatif rassemble les neuf données du projet et la hauteur manométrique totale calculée.

Étape 2

La solution retenue

Dimensionné pour la saison d'irrigation et non pour l'année entière, le système reste sobre : une LORENTZ PS2-1800 avec l'extrémité HRE-23, un rotor hélicoïdal fait pour les petits débits sous forte hauteur, alimentée par 6 panneaux de 450 Wc, soit 2 700 Wc en deux chaînes de trois. Production moyenne sur la saison, vérifiée jour par jour : 31,2 m³ pour 28 demandés, jusqu'à 36,6 m³ par jour en juin. Le même projet dimensionné à l'année aurait exigé le contrôleur du dessus et un tiers de champ solaire en plus : la saisonnalité est la première réponse à la demande du client d'éviter le surdimensionnement.

Solution proposée par LE LAB : pompe LORENTZ PS2-1800 HRE-23, débit maximal 3,9 m³/h, champ solaire de 2700 Wc en 6 panneaux de 450 Wc, production moyenne 31,2 m³ par jour sur la saison

La solution en un coup d'œil : pompe, champ solaire et production moyenne.

Pourquoi cette pompe et pas une plus rapide ? LE LAB propose aussi une alternative plus puissante (PSk3-7 C-SJ12-15, jusqu'à 12 m³/h, 13 panneaux). Le débit disponible du forage départage les solutions : la HRE-23 plafonne par construction à 3,9 m³/h, sous les 5 m³/h du forage, tandis qu'une pompe plus rapide risquerait de rabattre excessivement le niveau d'eau. La sonde incluse protège l'installation contre la marche à sec.
Étape 3

La toiture à 10° : la contrainte, chiffrée

Le champ sera posé sur une toiture inclinée d'environ 10°, contre 37° pour l'angle optimal annuel de la région. Le réglage d'angle recalcule l'étude avec l'inclinaison réelle du site.

Réglage de l'angle des panneaux à 12 degrés dans LE LAB : la production de la saison reste à 100 % de l'optimal de 37 degrés

À 12°, la production calculée sur la saison reste équivalente à celle obtenue à l'angle optimal annuel, car une faible inclinaison favorise les mois d'été.

Étape 4

La production, mois par mois et heure par heure

La production mensuelle se lit face au besoin, sur seize années d'historique d'ensoleillement PVGIS de la région. Le rendement quotidien montre la journée type de chaque mois : en été, la pompe tient son plateau autour de 3,5 m³/h pendant les heures de plein soleil.

Production mensuelle estimée face au besoin de 28 m³ par jour, avec octobre identifié comme mois le plus défavorable de la fenêtre

L'étude est dimensionnée pour la période de pompage : le mois de référence est le plus défavorable de la fenêtre, pas un mois d'hiver hors sujet.

Rendement quotidien d'une journée type d'août : débit heure par heure, pic de débit et volume produit

La journée type d'août, heure par heure : de quoi caler les tours d'irrigation par blocs.

Étape 5

Couverture obtenue avec la cuve de 20 m³

LE LAB simule la réserve d'eau jour par jour sur seize années d'historique météo PVGIS, sur la saison déclarée et avec une cuve pleine au début de chaque printemps. La cuve de 20 m³ couvre entièrement 176 jours sur 214 ; les 38 jours incomplets se concentrent en octobre puis aux intersaisons et atteignent en moyenne 57 % du besoin.

Bloc autonomie et réserve d'eau en saison : 176 jours sur 214 couverts avec la cuve de 20 m³, jours incomplets concentrés en octobre puis en avril-mai, épisode le plus défavorable de 39 jours du 23 septembre au 31 octobre 2020

L'agrandissement prévu à 80 ou 100 m³ réduira l'effet des épisodes courts d'intersaison. Une couverture intégrale par le seul stockage demanderait 538 m³ ; l'appoint évite de dimensionner la réserve sur ce cas extrême.

Rôle du groupe électrogène. L'appoint est déclaré dès la saisie. Le contrôleur retenu peut être associé à un PowerPack de sa classe, qui alimente le système depuis le groupe lorsque la puissance solaire devient insuffisante. La compatibilité électrique du groupe existant reste à vérifier dans l'étude d'exécution.
Étape 6

Les courbes constructeur, au point de fonctionnement réel

Les courbes Q/H sont tracées à partir des données officielles LORENTZ, avec la hauteur du projet et le point de fonctionnement mis en évidence.

Courbes constructeur de la pompe PS2-1800 HRE-23 : débit selon la puissance disponible par hauteur manométrique, point de fonctionnement 3,6 m³/h à 58 m

Débit selon la puissance disponible, par hauteur manométrique. La courbe jaune est celle du projet, à 58 m.

Ce que ce cas montre

Les points de décision

9 réponsesles données nécessaires pour établir le besoin, la hauteur totale et la configuration du système
5 m³/hle débit du forage guide le choix final de la pompe : l'étude s'adapte au terrain, pas l'inverse
16 annéesla production et la cuve sont éprouvées jour par jour sur seize années d'historique d'ensoleillement PVGIS de la région
Limitesles jours incomplets d'intersaison, le stockage qu'exigerait une couverture intégrale et le rôle de l'appoint sont quantifiés

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